Prose la nuit, post l'après midi bonjour à toutes et tous!
Délire nocturne !
Comme une laitue tendre et ingénue, elle prônait devant moi dans la lueur occitane d’une bougie éco de 20 watts. Je m’approche doucement et, dans la clarté diffuse de mon pistolet allume-clope de couleur vert amande à 78 euros, je la vis pleine de vice (de 12 pour les mécanos, les détails ont leurs importance).
Je saute sur le cote, j’ais vu tout de suite que la belle était rusée. Je me glisse lentement le long de l’évier encore humide des délectations culinaires de la veille et je sens alors l’arme entre mes omoplates ! Certainement la cuillère plantée dans le gratin du dernier repas. Celle-ci, droite comme un axiome de mathématique avait certainement déjà connu des mets plus épicés que ces omoplates légèrement enrobées, d’autant que je n’ai jamais réussi à manger épicé et ce à cause de légers troubles gastriques qui nuisent à la digestion comme un bouchon de crétins émerveillés de lumière estivale en quête de soleil et d’imbéciles bronzettes sur l’autoroute surchauffé d’un 15 aout.
Ma décision est vite prise, je ne dois pas céder à la panique culinaire et dans un sursaut digne d’un sumo sur un trampoline, je renverse la rebelle et la plonge tête première dans les insipides moiteurs collantes du trempage présage de lavage.
Ainsi libéré de l’arme non comestible, je me penche alors vers l’objet de mes désirs. Toujours là, solitaire et si belle sur ce bout de carpette, enrobée de cette douceurs qui devient liquoreuse au moindre baiser humide, semblant n’attendre que mon bon vouloir pour fondre sous mes baisers, regardant ma bouche comme par elle attirée, qu’attend-il semble-t-elle dire. Rien, j’attends juste pour le plaisir de faire monter le désir, ce désir interdit que je vais transgresser.
Et je sens que le désir monte, je me mets à trembler sentant déjà le parfum interdit, mon préféré. Alors je m’approche de la belle, et d’une main experte, la prend et la plonge dans ma bouche, je ne vais pas même à minuit laisser par terre une sucette et tant pis si pour ça un jour j’ai du diabète !
2 commentaires à cet article.
Sympa le petit délire!